dimanche 20 novembre 2011

AHA scientific session à Orlando

 L'automne annonce la saison des congrès. Après le froid et le vent de Chicago l'an passé, place à la chaleur et au soleil d'Orlando.
A l'heure où les jours déclines, et où le froid prend ses quartiers; il est vraiment bon de prolonger un peu le temps ensoleillement en Floride.

Je me suis d'ailleurs bien amusé d'aller au congrès en pantacourt, T-shirt à côté de tous les gens en costard cravate.
Nous avons aussi profité de l'occasion pour se faire de bon restaurant en amoureux au frais de la princesse.



Nous avons mangé chinois, japonais, et américain bien sur.














Le dernier soir, nous avons diné avec toute l'équipe de mon laboratoire. C'était buffet évidemment. Je crois que mon chef et surtout sa femme n'aime que les buffets.
Mais pour l'occasion c'était plutôt réussi avec un buffet spéciale "seafood", incluant Homard à volonté.



Yibing (un ancien postdoc du labo que nous  avons eu le plaisir de revoir au meeting) avait encore faim en sortant.








Mon chef et sa femme n'était pas en reste.













Et j'avoue que nous avions encore un petit creux.









Après une telle orgie des trésors que la mer nous offre, un peu d'exercice était nécessaire. Nous avons opté pour le mini-golf.


Sisi (la thésarde du labo) était ravi. C'était ça première fois; elle a adoré.

Elle y va.

Loupé, play again.






 Il est 10h du soir, à la mi-novembre, et nous creuvons de chaud.
Que du bonheur.



Au cours du séjour, j'ai quand même du travaillé un peu. J'avais une présentation à faire le dernier jour, lors de la dernière session. Autant vous dire qu'il n'y avais pas foule.
Heureusement, j'étais le premier de la session, ce qui m'a permis de présenter mon travail à quelques personnes.
Contrairement à l'an passé, ma présentation c'est super bien passé. J'étais content de moi. Il faut dire que cette année je présentais mon travail, et j'avais un an de cardiologie et pratique de l'anglais en plus. Ça aide. Du coup j'étais confiant et sur de moi. A la différence de Chicago, j'ai très peu stressé. Mélanie l'a fait pour moi.
Cette année le congrès c'est donc très bien passé, nous avons eu beaucoup de bon temps.


Rendez vous je l'espère l'an prochain à Los Angeles

      









 A+
Arnaud

PS: Orlando est connu pour ses parcs d'attractions: Seaworld, Universal studio, et bien sur Disney pour ne citer qu'eux. Il aurait été très dommageable de mettre les pieds dans cette ville sans au moins allez en faire un. J'ai donc pris mon courage à deux mains pour sécher une journée de congrès.
La suite prochainement...             

samedi 5 novembre 2011

26.2



I DID IT.
Le 30 octobre, il m'a fallu exactement 3h53'28" pour entrer dans le club des 26.2.
Comprenait que je venais de réaliser un rêve. 42, 195 km de bonheur, de souffrance et d'intense douleur pour toucher au paradis.
L'idée me trottait dans la tête depuis de nombreuses années.
A l'aube de mes trentes je m'étais dit que le temps était venu de passer de la rêverie à l'action.
Mais le temps passant, avec toujours une excuse pour repousser, mes 30 ans étaient arrivés plus tôt que prévu, et toujours pas un marathon sous le pied.
Un sentiment de trahison envers ma personne commençait insidieusement à s'immiscer. Ne pouvant plus en supporter d'avantage, j'avais pris le taureau par les cornes et m'étais inscrit en juillet dernier pour ce fameux Atlanta Marathon.
Après de trop nombreux mois clairsemés de footing éparses par ci par là, la tache était ardue. L'été a donc été consacré à une remise en forme sous la canicule géorgienne. Cela m'a permis d'attaquer pied au plancher la préparation du marathon en septembre. Un peu trop d'ailleurs. Commencé sur les chapeaux de roue, l'entrainement n'en est devenu que plus difficile, et je dois bien l'avouer fastidieux, voir même carrément ennuyant par moment. Quand bien même le soleil était à son zénith, la température idéale et la circulation automobile sporadique, c'était long de courir 2h tout seul.
C'était donc non sans peine, mais avec le sentiment du devoir accompli, que me voilà en short, dans la nuit, au milieu d'une foule d'inconnu, un dimanche matin à 7h. Au passage respect à ma bien aimée qui m'a aidé, soutenue, assisté et aimé tout au long de cette histoire. Elle s'est levée tôt et a bravé le froid pour être à mes cotés. Merci mon cœur.
Et c'est ainsi que me voila de bon matin parti dans les rues d'Atlanta en compagnie d'homme et de femme de tout âge, de toute origine et de tout rang social. Tous égaux et humbles, animés par seul but de rallier la ligne finale.
La première heure fut du pur bonheur. C'était le temps où l'on flanne sur un train de sénateur. Malgré l'heure matinale, nombre de gens sont dans la rue à nous encourager. Le levé du soleil fut très agréable. La morsure du froid sur mes mollets faisant place à une douce chaleur réconfortante. C'était le temps de l'insouciance.
La deuxième heure, je commencais à me dire que les choses sérieuses allez bientôt commencer. Le passage à mi parcours était un peu rapide, mais aussi bien le corps que l'esprit était en pleine possesion de ses moyens. Tout allez pour le mieux, pas d'inquiétude. Je me prenais à rêver à un temps extraordinnaire de moins de 3h30, facile.
Mais peu après la deuxième heure, au 16ème miles, Piedmond park m'a rappelé à l'ordre. Il faut toujours resté humble face à soi-même. Le parcours du marathon fut très éprouvant. Il y avait un nombre incalculable de cotes. Celle de Piedmond Park a sonné le glas de mes ambitions chronométriques. Rien ne fut plus pareil après. J'ai bien cru revivre un court instant dans la descente qui a suivie, mais le virage à droite enchainant sur une nouvelle montée m'a fait très mal.
Après ça, le vide, le néant, le chaos. Mon esprit a cessé d'exister. Les jambes ont avancé encore quelques foulées, telle une grenouille décapitée sautant de paillasse en paillasse pour faire hurler les étaudiantes et s'esclaffer les étudiants.
Ensuite du 18 au 20ème miles, c'était l'enfer. Plus rien ne répondait. Mon corps ne m'appartenait plus. Il me suppliait d'en finir. Ma tête refusait le combat, et une logique implacable s'imposa. "Pourquoi diable se faire autant souffrir, alors qu'il serait si simple de rentrer à la maison boire une bonne bière bien fraiche devant cette maudite télévision? Après tout c'est dimanche, le jour du seigneur, on picole et on se repose en bon catholique (que je ne suis pas)". Un genoux à terre, j'étais près à subir l'infamie de l'abandon contre un peu de réconfort futile.
Heureusement, j'avais un mantra en réserve pour pallier à mes faiblesses. J'ai pensé à ma femme bien aimé qui m'attendait fièrement sur la ligne d'arrivée. Je ne pouvais lui faire l'affront d'un coup de téléphone d'un inconnu lui avouant mon abandon, et lui demandant présentement de venir récupérer son incapable de mari. Et comme toujours dans pareil moment, sans même le savoir son amour m'a sauvé.
Chemin faisant, tiraillé entre la résistance et la capitulation j'étais arrivé je ne sais comment à rallier le point de ravitaillement du 20ème miles. Après une bonne collation, le cerveau a retrouvé assez d'énergie pour reprendre le dessus, et me voilà repartie bon grès et surtout mal grès vers la ligne d'arrivé.
A ce moment là, mon corps n'était plus que douleur. Chaque impact sur le sol était comme un coup de poignard s'enfonçant plus profondément dans mon âme. Les encouragement des gens me voyant souffrir le martyr m'ont fait avancé, mètre après mètre. Toutes ces personnes ont été adorable avec leur sourire, leur applaudissement et leur "You looks good", "good job" ou bien encore "you can do it". A ce moment donné, mon mantra à moi était des plus simples, et néanmoins des plus efficace "Keep going on".
Arrivé au 24ème miles, ce fut la délivrance. A ce moment là, je savais que j'allais le faire, plus aucun doute. Le masque de souffrance a fait place à un large sourire. Aussi difficile soit-il, les 2 derniers miles de cette épreuve furent un des moments les plus heureux de ma courte existence. Et dieu sait que j'ai eu de fabuleux moments dans ma vie. Ce n'est donc pas peu dire.
Les sensations sont difficiles à nommer tellement elles étaient intenses. J'étais sur nuage voguant vers le paradis, pousser par une vague d'euphorie, le cœur gonflé par le bonheur et l'amour d'exister, d'être là et d'avancer.
Dans un long silence, après une dernière montée me voilà à quelques encablures de l'olympe. Je revois parfaitement cette jeune femme sur le bord de la route nous applaudissant, le regard plein d'admiration. A mon passage elle me remercia, et me dis que nous étions son inspiration. Ces quelques mots d'une parfaite inconnue me sont allés droit au coeur. Ça restera un des souvenirs les plus forts de cette épreuve.
Encore quelques pas, et je commençais tout doucement à percevoir le bruit de la foule. Un dernier virage à droite, et la ligne salvatrice était en vue. L'ambiance était extraordinaire. Tous les coureurs étaient accueillis en héros dans un tintamarre digne d'une étape alpestre du Tour de France.
Et au milieu de la foule, ma femme qui m'attendait avec un large sourire, le regard rempli de fierté et aussi, elle ne pouvait le cacher, d'un certain soulagement.
Voilà en quelques mots ma glorieuse épopée.
Avant le départ une amie m'avait demandé pourquoi je voulais courir un marathon. Imaginé mon embarra ne trouvant pas de réponse face à une question aussi simple.
Depuis j'y ai beaucoup réfléchie. Déformation professionel oblige, je me suis renseigné, j'ai fait des recherches. J'ai lu plusieurs histoires relatant l'expérience et le ressentie de gens de tout horizon. Le culte de l'effort, le dépassement de soi, atteindre ses limites et apprendre à mieux se connaitre sont des composantes indispensables à prendre en compte dans ce genre de défi. Mais bien que nécessaire, ce n'est pas suffisant.  Il m'a fallu 42, 195 km pour le comprendre. Si je rêvait de courir cette distance mythique, c'était pour une seule chose: l'aventure.
Paolo Coelhlo a écrit qu'il faut être le héros de sa vie. Depuis, ce fameux matin du 30 octobre 2011, je suis mon héros.

A+
Arnaud






samedi 15 octobre 2011

Fort Mountain

Profitant au maximum de la délicieuse arrière saison Géorgienne, le week end dernier, nous sommes partis nous ballader en plein territoire Cherokee. Notre terrain de jeu se situe au nord est de l'état. Nous avions prévu d'allez aux Keown Falls, mais nous sommes un peu égaré en route. Heureusement, les Appalaches regorgent de state park. C'est donc par le plus grand des hasard que nous avons eu le plaisir de découvrir Fort Mountain.

Avant la marche, il est de coutume de commencer par un pique nique afin de faire le plein de force. Au fil du temps, nous sommes de plus en plus équipés.

La ballade se fait en deux temps. En premier, nous avons marché sur des chemins escarpés et accidentés dans la partie haute du parc.


Arrivé au sommet, nos efforts ont été récompensé par cette magnifique vue.

Ensuite, nous sommes tombés nez à nez avec cette tour. Je ne sais toujours pas ce qu'elle faisait là.

L'attraction principale de Fort Mountain est son stone wall (mur de pierre) vieux de plus de 150 ans. Les historiens ne connaissent pas très bien son origine. En bref, il y a 2 théories. Selon la légende indienne, les "Moon eyes" (vraisemblablement des albinos) sont venus se réfugiés dans la montagne pour échapper aux persécutions d'autres tribus, et ont érigés ce mur pour se défendre. Ce site aurait également été le théâtre de cérémonies indiennes. La seconde théorie est que le Prince Madoc du Pays de Galle, nostalgique des fortifications du pays de son enfance, ai construit ce mur. Enfin, une dernière possibilité reprend la même histoire que pour les Moon eyes avec des conquistadors espagnols menés par Hernado de Soto.

Il y a des écureils partout ici, aussi bien dans la forêt que dans la ville. Mais à chaque fois, il nous manque noter appareil photo pour vous les montrer. Après plus d'un an d'efforts acharnés, c'est chose faite.

En contre bas du stone wall, il y a un autre overlook.


La seconde partie de la ballade s'est faite autour d'un petit lac dans la partie basse du parc.



L'automne commence tout doucement à prendre ses aises. La forêt se pare de mille couleurs.

Une drôle de petite bébête pour finir.


Voilà qui conclut notre belle après midi ensoleillée à Fort Mountain.
Encore une ballade magnifique.
A bientôt pour la prochaine.
A+
Arnaud

vendredi 7 octobre 2011

Le Petit Le Mans

Nous voilà partis pour assiter à une course automobile: "Le Petit Le Mans" on the Road Atlanta à une heure de la maison. C'est une épreuve contant pour les American Le Mans series et l'Intercontinental Le Mans Cup à laquelle participe les vedettes des 24h du Mans que sont Audi et Peugeot. C'est donc partie pour le revanche de Peugeot.
Je garde un grand souvenir de la fois où Jean-Pierre m'avait enmené voir une course de voiture. Je me rapel du bruit, qui m'avait fait peur, des odeurs de mélange essence-huile que j'adore, et de la vitesse qui me fait peur pour les pilotes. C'est un de mes souvenirs d'enfance des plus fort et des plus heureux. J'adorai aussi alors voir Jean-Pierre courir en Kart. C'était génial.
Je ne pouvais donc pas manqué l'occasion d'aller voir cette course en réel, avec mes voitures virtuelles favorites de mon jeux vidéo préférer, à savoir GT5 pour ne pas faire de pub.
Nous voilà donc confortablement installé en attendant le départ des 1000 miles (1609 km) ou 10 h de course.


Mélanie révise, histoire de comprendre les différentes catégories de voitures en course, et de répérer la voiture de David Halliday.

J'avoue qu'en endurance c'est compliqué, il y a trop de catégories différentes suivant la puissance et le coût de revient de la voiture. Pour faire simple, il y a les prototypes, et les GT.
Le départ est donné, avec les Peugeot 908 en pôle position, talonné de près par les Audi R18.

Il n'y a pas que des prototypes, mais aussi des GT. Ici une Ferrari concourant en GT, et une proche concourant en GTC.

Ici la Peugeot 908 n° 7 piloté par Anthony Davidson, Sébastien Bourdais et Simon Pagenaud. Malheureusement elle fut victime d'une casse mécanique, et ne fut donc pas en mesure de terminer la course.

Nous revenons en GT avec une Ferrari, et une Corvette, parceque les Corvettes c'est les meilleurs et parceque je suis Fan. Elles font un boucan d'enfer. On les entend arrivé de loin, et quand elles passent près de toi tu sens toutes tes tripes vibrer. J'adore.

Il y avait 2 Peugoet officielles engagées. Ici la seconde, la n° 8 vainqueur, pilotée par Franck Montagny, Stéphane Sarrazin et Alexander Wurz. Contrairement à la Corvette, elles fait très peu de bruit.

Il y avait aussi les Audi (qui elles ne font pratiquement pas de bruit, on entend que le souffle du vent quand elles passent), qui ont passé une sale journée. La n° 1 a finis dans le mur après la mi-course en doublant une GT alors qu'elle était en bagarre avec la Peugeot n° 8 pour la première place. Et que dire de la n° 2 ici en photo qui a très vite cumulé les problèmes techniques, et n'a jamais été en course pour la gagne.

Ma préférée, la Peugeot 908 du Team Oreca Matmut pilotée par Nicolas Lapierre, Nicolas Minassian, Marc Gené. J'aime les couleurs flashies de l'équipe, facile à repérer à grande vitesse et/ou dans un peloton.

Ici la grande rivale du team Pescarolo (absente ici) chez les prototypes essences lors des Le Mans series (remporté par le team Pescarolo): la Lola-Toyota du team Rebellion Racing pilotée par Nicolas Prost (les chiens ne font pas des chats), Neel Janiet et Andrea Belicchi.

La course est vraiment très intéressante. la différence de puissance entre les prototypes et les GT amènent des dépassements en continue tout au long des 10h de course, et entraine des sorties de piste qui ponctuent la course.

A chaque sortie de piste, la course est neutralisée par la safety car. Ce qui donne lieu à un "nouveau départ" à chaque fois, et encore plus de bagarre. Les team en profitent pour faire rentrer leur pilote au stand afin de mettre de l'essence et/ou de changer les pneus, voir le pilote.

Road Atlanta est un petit circuit champètre (pas de tribune, on s'assoit dans l'herbe) où tous les spectateurs ont accès au stand. C'était super sympa.

J'ai pu faire mon papparazi, avec Stéphane Sarrazin, le vainqueur.

Il y a une vrai effervescence dans les stand. Les mécanos sont impressionnant.

Il y a quand même des fois où j'aime le jaune.


Nous avons passé une superbe journée sous le soleil, bien que les températues étaient un peu fraiches à cause d'un vent frais.
Mélanie et moi avons adoré le vendor village où nous avons eu chacun un t-shirt Corvette Racing, et un Cadillac Racing, et un sac Nissan. Nous avons aussi essayé la Mazda 3 speed 3 sur un petit anneau de vitesse adjacent au circuit. C'était sympa. Cette voiture est une vraie petit bombe.
Malgrès le fait que la course soie retransmise par radio partout sur le circuit, ça n'était pas simple de suivre l'évolution du classement durant course. Avec le bruit des moteurs, on entend rien. Heureusement il y avait des grands écrans sur le circuit et des TV dans le vendor village.
Nous avons également aimé les cars gratuit qui permettent une bonne liberté de mouvement. L'événement est vraiment très bien organisé.
Nous avons vraiment passé une super journée. Ça restera pour moi un grand souvenir que j'aurais aimé partager avec Christophe et Jean-Pierre.
Qui sait, peut être pour l'édition 2012???
A+
Arnaud